À l’issue d’un contrat de collaboration de 18 mois, Télécom SudParis et IDEMIA, le leader mondial de l’identité augmentée, ont finalisé la conception d’un lecteur biométrique sans contact, s’appuyant sur un brevet déposé par deux chercheurs de Télécom SudParis. Son transfert technologique vers IDEMIA vient de s’achever.

La technologie consiste en un lecteur biométrique d’empreintes digitales nouvelle génération, appelé BioDigital. Il permet de lutter efficacement contre les falsifications d’identité, mais également de contourner les difficultés liées à la nature même de la donnée biométrique avec une meilleure reconnaissance des empreintes de doigts abimés en surface. « La qualité de reconstruction de l’image de l’empreinte interne est la véritable originalité de notre technologie », pointe Bernadette Dorizzi, directrice de la recherche de Télécom SudParis.

L’étroite coopération entre Télécom SudParis et IDEMIA, durant laquelle le groupe a notamment fourni un algorithme d’évaluation et constitué une base de données pour son évaluation, a permis de démontrer que BioDigital est ainsi capable de comparer des empreintes digitales de manière plus sûre et plus efficace, en détectant également les fausses empreintes, avec un taux de succès proche de 100%.

Identifier l’empreinte sous-cutanée et le réseau de pores de sudation

Cette technologie sans contact identifie non seulement l’empreinte digitale, mais aussi l’empreinte sous-cutanée et le réseau de pores de sudation. Elle repose sur la technique de tomographie en cohérence optique qui produit des images en relief par ‘‘écho’’ de la lumière. BioDigital donne ainsi accès aux empreintes sans contact direct avec le lecteur. Cette innovation est accompagnée d’une qualité de reconstruction d’images exceptionnelle. « Grâce à la fusion d’images de phase et d’intensité, nous avons réussi à obtenir l’image la plus naturelle possible », déclare Yaneck Gottesman, enseignant-chercheur à Télécom SudParis.

« Sur un certain nombre d’applications critiques telles que la protection des infrastructures sensibles, la problématique des attaques par falsification est réelle et c’est une course entre les attaquants et les développeurs de technologie comme IDEMIA. Cette technologie, une fois industrialisée et intégrée dans nos produits, a le potentiel de nous donner une longueur d’avance supplémentaire », complète Jean-Christophe Fondeur, Executive Vice-President en charge de la Recherche & Développement d’IDEMIA.

 

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